Pokémon a 20 ans ! Difficile à croire, n’est-ce pas ? Les petits monstres de poche ont réalisé l’exploit d’avoir traversé deux générations et ce n’est pas fini. Ayant découvert la saga à ses débuts, je ne l’ai plus lâchée depuis et ai joué à tous les épisodes canoniques ! Pourquoi cet attachement à la série ? Difficile à expliquer. Voici pourquoi j’ai décidé de partager avec vous mon expérience Pokémon.

C’est en 1999, date de sortie des versions Bleue et Rouge en Europe, qu’a lieu ma première rencontre avec la licence. Car il faut dire que le jeu, sorti le 27 février 1996 au Japon, a pris tout son temps avant d’arriver en Europe. Il ne me semble pourtant pas avoir particulièrement attendu ce jeu, et il est même probable que je l’ai choisi un peu par hasard. À l’époque, je ne possédais qu’un Game Boy Pocket et n’avais pas vraiment une grande expérience du jeu vidéo, en dehors de Mario et Tetris. Le terme RPG m’était d’ailleurs tout simplement inconnu. Imaginez ma réaction devant ce titre bourré de dialogues, dans lequel le héros ne peut même pas sauter !

Mais très vite, après quelques minutes d’adaptation, me voilà dans les hautes herbes, rattrapé par le professeur Chen, qui me propose de choisir entre trois créatures. Salamèche sera donc mon premier compagnon, et je choisirai systématiquement le starter Feu dans les épisodes suivants.

La magie opère immédiatement sur moi. Il faut dire que cet univers est totalement nouveau et doté de possibilités inouïes pour l’époque. Quel plaisir de capturer son premier Pokémon, glaner son premier badge d’arène, voir son premier Pokémon évoluer…

Et puis il faut remettre les choses dans leur contexte. Internet n’en était alors qu’à ses débuts, et l’on ne savait jamais vraiment ce qui nous attendait dans le jeu, si tel Pokémon allait encore évoluer et quand, quel Pokémon légendaire nous attendait, où trouver telle pierre rare. Les sites officiels étaient d’ailleurs particulièrement avares en informations.

Ensuite, il y a les échanges avec ses amis, un aspect inédit venant encore renforcer le côté novateur du titre. Qui n’a pas passé son mercredi après-midi à échanger son Spectrum pour le voir évoluer en Ectoplasma sous ses yeux ébahis ?

Quelques année plus tard, les versions Or & Argent débarquent. Et je peux vous dire que je les ai attendues ces versions. Je me rappelle même les avoir reçus deux jours avant leur sortie. Quel luxe ! Et là encore, c’est la claque. Même si graphiquement, il n’y a réellement que l’ajout de la couleur à noter, ces nouvelles versions proposent – excusez du peu – un cycle jour/nuit, deux nouveaux types, une région deux fois plus vaste, 100 nouveaux monstres, la possibilité de les faire se reproduire, et j’en passe.

Si les versions Or & Argent restent de loin mes deux versions préférées. A partir de Rubis & Saphir, mon enthousiasme a commencé à baisser, même si j’ai continué à attendre avec impatience chacune des nouvelles versions sorties ensuite.

Les versions X & Y sont sans doute celles qui m’ont le plus déçu. Graphiquement, les combats sont vraiment vivants et nous font littéralement plonger dans cet univers unique, c’est vrai. Mais paradoxalement, les phases d’exploration ont à mon sens perdu tout leur charme en passant en 3D. À vouloir en mettre plein la vue, le jeu perd en lisibilité dans certaines villes. Les remakes Rubis Oméga & Saphir Alpha m’ont en revanche un peu rassuré puisqu’ils jouent moins sur ces effets de perspectives et sont donc plus fidèles à la traditionnelle vue de haut si chère à la série.

Pour autant, je me pose énormément de questions sur l’avenir de la série. Les prochains épisodes parviendront ils à se renouveler tout en restant fidèles aux racines de la série ? Avec près de 800 créatures, près de 20 types de Pokémon et des modes en ligne à foison, la saga ne s’est-elle pas complexifiée outre mesure, laissant sur le carreau une partie de son public original, ou au contraire noyant les nouveaux venus ? De nombreuses questions qui trouveront sans doute leurs réponses très prochainement… dans Pokémon Soleil et Pokémon Lune peut-être ?

Il y a en tout cas dans la licence Pokémon, ce petit quelque chose d’inexplicable, sans doute liée à d’excellents souvenirs de jeunesse, qui fait que j’aurai toujours autant d’affection et d’attachement pour cette série à part, unique en son genre, que beaucoup ont copié sans jamais réussir à l’égaler.

Et vous ? Quels sont vos meilleurs souvenirs avec Pokémon ?