Derrière un titre aussi long ne pouvait se cacher qu’un crossover ! Et en effet, puisque le jeu mêle logiquement les univers de PopoloCrois et de Story of Seasons. Vous ne connaissez pas ces deux séries ou vous êtes curieux de voir ce que donne ce mélange inédit ? Suivez le guide !

Il y a de fortes chances que vous ne connaissiez pas PopoloCrois. Cette série de mangas à succès au Japon n’est pas vraiment populaire sous nos latitudes, contrairement à l’archipel nippon, sur lequel elle a donné naissance à une série d’animation et – bien sûr – de nombreux produits dérivés, parmi lesquels quelques RPG, majoritairement sur PlayStation. Quant à Story of Seasons, rappelez-vous, il s’agit tout simplement du nouveau nom donné par XSEED à la licence Harvest Moon, cette simulation de vie agricole dans laquelle un fermier devait faire prospérer son exploitation et, accessoirement, trouver l’amour.

Le jeu mêlera donc ces deux aspect, le jeu de rôles d’une part, et le côté simulation d’autre part. L’aventure démarre lors de la fête d’anniversaire du prince Pietro, qui vient d’atteindre 13 ans. Marmela, une invitée a priori inoffensive, fait irruption pour demander l’aide du prince. Son royaume est en effet envahi par des créatures maléfiques rendant tous les champs de la région infertiles. Sans en dévoiler davantage, le prince accepte de venir en aide à Marmela mais se retrouve coincé dans le monde de Galariland. C’est désormais à lui qu’il incombe de venir en aide aux habitants du royaume, de libérer les fermes de l’emprises des créatures de l’ombre, pour enfin retourner chez lui, à Popolocrois.

Le côté RPG prend le dessus en grande partie, avec le prince Pietro explorant villages, forêts, grottes et autres déserts, et agrandissant son équipe progressivement, au fil de ses rencontres. Dans la plus pure tradition des jeux du genre, les combats se déroulent au tour par tour, et les ennemis apparaissent de façon aléatoire, invisibles sur la carte. À son tour, chaque personnage peut se déplacer d’un certain nombre de cases sur une grille plus ou moins étendue selon les caractéristiques du protagoniste en question, puis attaquer son adversaire s’il est dans sa ligne de mire. Il est également possible de déclencher des attaques spéciales en dépensant des points de magie. Celles-ci sont apprises au fur et à mesure de la montée en niveaux, et certaines sont des attaques en binômes, uniquement exécutables si les deux personnages nécessaires prennent part à la joute.

Globalement, les affrontements sont tout de même assez simples, pour ne pas dire simplistes. Il est en effet possible de régler à tout moment la difficulté du jeu ainsi que la fréquence d’apparition des monstres. Les attaques spéciales ne vous seront d’ailleurs que peu utiles, si ce n’est contre certains boss. Cette facilité d’accès n’a rien d’étonnant, quand on voit à quel point le jeu est mignon graphiquement. Avec ses personnages rondouillards et attachants, ses décors chatoyants et ses musiques guillerettes, le jeu ne se cache pas : il cible clairement les novices, qui n’osent pas toujours se lancer dans une grande aventure sur console. Return to PopoloCrois est leur porte d’entrée parfaite vers l’univers du RPG. Ce n’est pas pour rien que la quête de Pietro est régulièrement entrecoupée de moments plus calmes, durant lesquels il peut s’adonner à la culture des champs qu’il aura libérés de l’emprise du mal. La ferme délabrée dans laquelle il s’installe au début de l’aventure se verra également améliorée au fil du jeu, permettant la plantation de nouvelles espèces de graines et l’élevage d’animaux. Les habitués de la saga Harvest Moon risquent néanmoins d’être un peu déçu par l’interaction plus limitée que dans la série principale. Pour ne pas frustrer les joueurs absorbés par la quête principale par exemple, les légumes ne périment pas s’ils restent en terre trop longtemps. Difficile de satisfaire les fans des deux aspects du jeu…

Quelques points un peu plus dérangeants concernent les dialogues un peu longuets, qui ont tendance à entrecouper régulièrement l’action, surtout au début du jeu, comme c’est souvent le cas. À noter que les dialogues sont uniquement traduits en anglais, malheureusement pour les allergiques à cette langue. Pour ceux qui auront le courage de se lancer, sachez que la plupart des dialogues sont doublés, et que vous pouvez même choisir sélectionner le doublage japonais. Bien joué !

VERDICT : 7/10 – Si les fans de jeux typiquement japonisant se lanceront dans l’aventure avec plaisir, Return to PopoloCrois plaira sans doute davantage aux joueurs à la recherche d’un RPG mignon et sans prise de tête. Le titre est en effet un régal pour les yeux, son système de combats est très accessible, et l’aspect « exploitation agricole » apporte un vent de fraicheur bienvenu entre deux quêtes, prouvant que le RPG peut aussi être poétique et relaxant.

À propos du jeu
  • Console : Nintendo 3DS
  • Éditeur : XSEED Games
  • Développeur : Marvelous
  • Genre : Jeu de rôles
  • Joueurs : 1
  • Sortie : 18-02-2016
  • Prix : 34,99 EUR

Logiciel fourni par Marvelous pour les besoins de ce test.

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