Incroyable mais vrai ! En 2010, WaterMelon se lance dans un projet un peu fou : le développement d’un jeu sur SEGA MegaDrive. Le projet fonctionne et rencontre son public, à tel point qu’une version améliorée et en HD voit le jour sur les consoles nouvelle génération, grâce au financement participatif. Et nous voici aujourd’hui devant cette version, qui était attendue de pied ferme par les fans de jeux de rôles japonais. En valait-elle la peine ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Et qui dit MegaDrive, dit aussi graphismes d’époque. Sauf qu’ici, le parti pris des développeurs est de mêler graphismes 16-bits à la HD. Ainsi, devant les arrière-plans et décors en HD bourrés de détails, ce sont bel et bien des sprites grossiers qui se baladent. Même chose pour les combats, dans lesquels les ennemis et les attaques ne sont qu’une bouillie de pixels sur un tableau en haute définition. Le résultat est plutôt étonnant, il faut l’avouer, mais finalement réussi et original. Revers de la médaille, les déplacements ne sont pas aussi précis que les décors, et il est parfois un peu difficile d’appréhender l’environnement ou de saisir un objet en particulier. Rien d’insurmontable heureusement. Petit bonus pour les nostalgiques : il est également possible de jouer entièrement en 16-bits, comme à l’époque.

Plutôt lente à démarrer – mais c’est souvent inhérent au genre -, l’histoire vous fera incarner le jeune Horton, dont le père très malade, a besoin d’urgence d’herbes médicinales particulières qui ne poussent évidemment que dans une grotte infestée de monstres féroces. N’écoutant que votre courage, vous partez à leur recherche en compagnie de vos fidèles amis, qui insistent pour vous accompagner. L’occasion de vous familiariser avec les commandes, la carte, mais aussi les combats.

Assez classiques dans leur déroulement, sans grande surprise, les combats se déroulent au tour par tour. Vos personnages disposent d’attaques classiques, ainsi que d’attaques magiques utilisant évidemment des points de magie. Malheureusement, les combats se révèlent vite être le point faible du jeu et gâchent un peu l’expérience qui s’annonçait pourtant prometteuse. En cause ? Leur relative lenteur et le déséquilibre au niveau de la difficulté. Car oui, les combats sont longs et surtout lents, en plus d’être relativement nombreux. Lorsque les ennemis arrivent en nombre, une joute peut ainsi durer quelques longues minutes. Il faut dire que les animations de certaines attaques magiques n’aident pas à accélérer le tout… Quant au déséquilibre évoqué plus haut, il ne sautera peut-être pas autant aux yeux des joueurs habitués aux RPG à l’ancienne mais fera pester nombre d’autres joueurs, qui souhaitaient simplement profiter de la quête. Ceci est dû au nombre important d’ennemis qui s’en prennent à vous dans les donjons, mais aussi au fait qu’ils ont régulièrement la priorité sur vous en ce qui concerne l’ordre des attaques. Résultat : vous commencez le combat avec près de la moitié de vos PV en moins… Le temps de soigner vos troupes, et voici vos points de magie bien entamés ! À moins que ce ne soit que m qui ne suis plus habitué à faire face à ce genre de difficulté ? À vous de trancher !

Difficile de juger un jeu tel que Pier Solar. Le mélange 16-bits et HD est plutôt original et représente un bel hommage aux RPG traditionnels, mais le système de combat vient malheureusement gâcher cette aventure par une lenteur et surtout un déséquilibre général que tous les joueurs n’auront pas forcément le courage de surmonter. Si vous y parvenez, vous découvrirez une quête prenante qui se dévoile progressivement et des personnages finalement attachants.

Logiciel fourni par WaterMelon pour les besoins de ce test.

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