Les ventes de Wii U peinent à décoller ? Pas de souci, le célèbre plombier est là pour motiver les joueurs en manque de plates-formes 3D. Encore faut-il qu’il se montre convaincant, ce qui n’est pas encore tout à fait gagné. Explications.

Pas de claque graphique en découvrant Super Mario 3D World. Là où Donkey Kong Country: Tropical Freeze nous offrait une multitude d’effets visuels et de détails à chaque recoin des niveaux, on a droit avec ce Mario aux mêmes modèles que l’on nous servait déjà aux débuts de la Wii, la HD leur offrant un peu plus de finesse, à des arrière-plans sans fioritures et à des niveaux épurés au possible. Malgré les couleurs chatoyantes, tout cela manque un peu de vie tout de même.

Première particularité de ce volet, jusqu’à quatre joueurs peuvent coopérer pour venir à bout des niveaux, et c’est une première dans un Mario en 3D. Bon point, chacun des quatre personnages proposés dispose en outre de ses propres spécificités : Luigi saute plus haut, Toad court plus vite et Peach peut flotter quelques instants dans les airs. Si l’idée peut sembler bonne, elle cause également quelques soucis inhérents à l’environnement 3D. Ainsi, la caméra est forcée de s’éloigner de l’action dès que l’un des joueurs quitte le groupe. Plus important, le level design est pensé pour le multijoueurs et les passages corsés risquent a fortiori de se faire plus rares qu’auparavant. Le prix à payer pour un volet plus convivial sans doute, ce que l’on ne peut pas retirer à Super Mario 3D World.

Une demi douzaine de niveaux étaient disponibles dans cette démo avec du bon… mais aussi du moins bon, à l’image de ce premier niveau sans aucune saveur que l’on parcourt du début à la fin telle une promenade de santé, sans jamais être surpris par l’un ou l’autre mécanisme inédit, si ce n’est ces tuyaux transparents à l’intérieur desquels vous devez gérer vos déplacements. Une nouvelle transformation fait également son apparition. En s’emparant d’une clochette, votre personnage peut ainsi révéler son côté félin et devenir… un chat ! Vous pouvez alors vous faire les griffes sur vos ennemis, mais surtout escalader les murs, et même le drapeau de fin de niveau. Quelques ajouts sympathiques, mais tout cela manque cruellement d’inspiration.

Tout n’est cependant pas à jeter dans le jeu, loin de là. Le boss gigantesque est plutôt amusant à combattre, et la balade sur le fleuve à dos de dinosaure originale, et rappelant certaines séquences de Super Mario Sunshine. La maniabilité générale est quant à elle au poil, comme d’habitude, et le joueur muni du GamePad peut en outre interagir avec l’environnement via l’écran tactile pour dénicher, par exemple, des objets cachés dans les arbres. Le mode off-TV, toujours pratique, est également proposé.

Difficile de passer après Super Mario Galaxy 2. Nintendo revient donc aux sources et nous propose une suite à Super Mario 3D Land. Un niveau pas très inspiré par ci, une bonne idée par là, mais trop rarement cette étincelle de génie qui pourrait faire la différence. Que l’on ne se méprenne pas cependant : Super Mario 3D World sera très certainement un très bon jeu, comme chacun des Mario sortis ces trois dernières années, mais un Mario qui ne parvient hélas plus à se renouveler ni à surprendre ses fans, comme chacun des Mario sortis ces trois dernières années. À suivre !