Souvent relégué au second plan, Luigi a décidé de se rebeller : 2013 sera son année, c’est Nintendo qui l’a dit ! Et cette année où le vert sera à l’honneur commence avec Luigi’s Mansion 2, sur Nintendo 3DS. Un titre qui mettra à coup sûr notre ami en avant… pour peu qu’il surmonte sa peur du noir, des souris, des araignées, de l’orage, des volets qui claquent, et accessoirement des manoirs hantés.

Car oui, comme le laissait présager le nom du jeu, il s’agit bien d’une suite à l’opus paru en 2002 sur Nintendo GameCube – cela ne nous rajeunit pas – dans lequel Luigi partait à la rescousse de son frangin prisonnier d’un manoir infesté de fantômes. Cette fois, c’est son vieil ami le bien nommé professeur K. Tastroff qui fait appel à ses services. Car la Lune noire, seule capable d’amadouer les esprits de la vallée des ombres, vient d’être brisée. Il faudra donc explorer non plus un, mais bien cinq manoirs dans lesquels des fragments de cette Lune noire ont été soigneusement cachés par le roi Boo, bien décidé à se venger de Luigi. Quels autres mauvais tours prépare-t-il ? Il vous faudra aussi le découvrir !

Première bonne surprise : l’accent a été mis sur la mise en scène et on plonge instantanément dans l’ambiance bon enfant du titre, grâce aux innombrables mimiques de Luigi, terrifié par le moindre bruit comme à son habitude, et aux situations plus originales les unes que les autres auxquelles il sera confronté. L’habillage graphique style cartoon et les animations, superbes, apportent beaucoup à cette ambiance. Charles Martinet s’en est également donné à cœur joie en offrant à Luigi une palette de cris plus variés et hilarants que jamais !

Dans l’immense bonté qu’on lui connait, le professeur K. Tastroff offre tout de même à Luigi l’Ectoblast 5000, le dernier modèle d’aspirateur multifonctions, seul capable d’aspirer tous ces mauvais esprits. La manœuvre est simple : lorsqu’un spectre s’approche de vous, éblouissez-le à l’aide du Spectroflash de votre lampe de poche. Sonné pour quelques secondes, c’est le moment pour vous d’agir et de dégainer votre aspirateur révolutionnaire. Maintenez R appuyé et dirigez le stick directionnel dans la direction opposée à celle du spectre, qui tentera bien évidemment de s’enfuir. Facile ? Oui, sauf quand ses petits amis s’en mêlent et qu’il vous faut en même temps esquiver leurs attaques. D’autres ont la bonne idée de se protéger de votre flash au moyen des objets qu’ils trouveront dans la pièce – casseroles, lunettes de soleil, … À vous d’attendre le bon moment avant de les éblouir !

Contrairement à l’épisode original, Luigi’s Mansion 2 est divisé en missions. Comptez environ cinq missions par manoir. Celles-ci, plutôt variées, vous feront visiter chaque manoir de font en comble. Il s’agira tantôt de réparer une canalisation empêchant l’accès au fragment de Lune noire, tantôt de retrouver un Toad perdu dans une pièce sombre, ou encore d’explorer une crypte abandonnée. Chaque manoir possède en outre son univers propre, comme la Mine des mystères, entièrement gelée, ou les Tours des détours dans laquelle la végétation luxuriante rend l’exploration plus ardue. On ne s’ennuie donc pas une seconde dans Luigi’s Mansion 2 !

En ligne droite, l’aventure principale vous demandera déjà une bonne douzaine d’heures. À cela, vous pourrez ajouter quelques heures pour dénicher le Boo caché dans chaque niveau, débloquant un stage caché par manoir. Plus difficile encore, vous pouvez également tenter de retrouver toutes les gemmes soigneusement cachées dans les recoins les plus inattendus. Et si cela ne vous suffit pas, les développeurs ont également inclus un mode multijoueurs en local ou en ligne, dans lequel vous devrez explorer chaque étage d’une tour pour remplir un objectif précis en coopération (chasse, traque ou sprint). Vous n’êtes pas prêt d’en voir le bout !

Dix ans d’attente, mais cela en valait la peine ! Luigi’s Mansion 2 se classe pour moi directement dans le top 3 des meilleurs jeux de la console. Graphiquement superbe, long, prenant, bourré d’humour et soigné jusque dans les moindres détails, voici un titre comme on aimerait en voir plus souvent. L’année de Luigi commence bien !