Inutile de vous le cacher, la série des Paper Mario fait partie de mes préférées sur consoles Nintendo et pour cause, elle ne m’a jamais déçu. Le dernier épisode en date, Sticker Star, est également le premier sur console portable… Et nous allons voir tout de suite s’il mérite votre attention.

Après deux épisodes grandioses sur Nintendo 64 et GameCube, Super Paper Mario avait débarqué sur Wii avec un concept quelque peu modifié qui n’avait pas plus à tout le monde. L’aspect jeu de rôles si cher aux fans de la série avait totalement disparu pour laisser la place à un système ingénieux de casse-tête basés sur la transition 2D/3D. Pour ma part, j’avais trouvé ce concept très convaincant, mais les combats au tour par tour qui étaient la marque de fabrique de la série manquaient tout de même cruellement. Fin du suspense : Sticker Star réintègre finalement ces combats, mais nous n’avons pas pour autant affaire à un jeu de rôles en tant que tel. En effet, notre héros ne dispose pas à proprement parler de compétences pouvant être améliorées au fil de l’aventure et aucun point d’expérience n’est accordé grâce aux combats remportés. Mario possède bien une barre de vie, mais celle-ci ne grandit que lorsque vous dénichez un cœur bonus, façon Zelda.

Mais alors, sur quoi s’appuie ce nouvel opus pour nous séduire me direz-vous ? La réponse se trouve dans le titre du jeu : les stickers. Et ces autocollants, vous les trouverez absolument partout, et pour cause : ils sont tout simplement indispensables. Chacun de ces stickers représente en effet une attaque ou un mouvement que vous pourrez exécuter en combat. Saut classique, saut de fer contre les ennemis à piques, marteau, boule de feu, il y en a des centaines et leurs effets varient selon leur rareté (brillant, étincelant, …). En clair, sans sticker, impossible d’attaquer. De plus, l’album qui vous permet de ranger vos autocollants ne possède qu’un nombre de pages limité. À vous de sélectionner les stickers les plus utiles en fonction de la situation et du type d’ennemis présents dans la zone que vous explorez.

À ces centaines de stickers classiques, s’ajoutent 40 stickers de Trucs, qui peuvent s’apparenter à des attaques ultimes. Ceux-ci, plus farfelus les uns que les autres, représentent des objets de la vie réelle – ciseaux, radiateur, frigo, … chèvre ??! – qui peuvent également être utilisés sur le terrain, pour faire fondre un glacier, déclencher une tempête, etc. Contre les boss, ils se révèlent parfois indispensables. Encore faut-il s’avoir comment utiliser une éponge ou une coupe de glace ! Il faudra en effet bien souvent s’attaquer à un boss à tâtons avant de découvrir son point faible et commencer à entamer ses PV.

Ce voyage, Mario ne le fait pas par plaisir car, ô surprise, Bowser a encore frappé et a décidé cette fois de s’en prendre à la comète Sticker, renfermant d’immenses pouvoir. Pour parvenir à le vaincre, Mario devra à son tour dénicher 6 fragments de comète. Pour le joueur, le voyage sera varié et passera successivement dans un désert aride, une forêt empoisonnée, un glacier ou encore une jungle hostile. L’univers de Paper Mario convient parfaitement à la 3D, que vous aurez tout intérêt à laisser activée durant votre voyage. Les graphismes très fins et colorés font honneur à la série, comme la bande son d’ailleurs, composée de thèmes inédits et autres classiques remaniés. Un régal !

Comptez une petite vingtaine d’heures pour terminer l’aventure principale. Pratique pour les sessions courtes, le jeu est divisé en plusieurs niveaux dans lesquels il est possible de sauvegarder à certains endroits. Certains niveaux renferment plusieurs sorties et il vous faudra donc parfois les explorer une seconde fois pour les trouver toutes. En bonus, il est même possible de remplir petit à petit un musée exposant chaque type de stickers. Cruel dilemme quand vous venez de dénicher une pièce rare !

Bonne pioche pour ce nouvel épisode d’une série qui semblait taillée pour la 3D. Si l’aspect RPG n’a pas été totalement réintégré, le système de stickers est suffisamment novateur, prenant et varié que pour faire oublier ce petit manque. Pour ne rien gâcher, le titre est toujours saupoudré de cet humour unique et de ces personnages loufoques que l’on aime tant, alors que demander de plus ?