Cela n’aura échappé à personne, Mario a semble-t-il traversé un petit passage à vide ces deux dernières années. Car si la quantité était là, la qualité n’était pas vraiment au rendez-vous. Pourtant, Super Mario 3D Land et New Super Mario Bros. 2 sont loin d’être de mauvais jeux. Ils n’ont juste pas la saveur des plus grands hits que le plombier avait l’habitude de nous servir. Cette fois, avec l’arrivée de la nouvelle console Wii U et New Super Mario Bros. U, Nintendo entend bien faire changer les choses. Mission accomplie ? C’est ce qu’on va voir tout de suite. Here we go !

Nouvelle console oblige, les graphismes passent enfin en HD. Et on peut le dire : « ça en jette » ! Alors bien sûr, cela reste du Mario, et le style n’a pas réellement évolué. Seulement, retrouver cet univers familier avec une finesse encore jamais vue vaut son pesant de carapaces. À cela s’ajoutent des arrière-plans bien plus fouillés, une animation plus fluide et tout un tas de petits détails, comme les effets de lumière ou de chaleur par exemple. Cela risque d’être difficile de repasser à la version Wii.

Les graphismes ne font pas tout, et on a heureusement droit à d’autres nouveautés, plus ou moins importantes. La carte du monde, par exemple, n’est plus splittée entre les différents mondes, et les niveaux s’enchainent ainsi plus naturellement. Si les thèmes de chaque monde sont une fois de plus archi connus, on appréciera néanmoins les nouveaux éléments introduits au sein de ceux-ci. Des étoiles géantes dans le monde de glace au clair de lunes, des statues anciennes dans le monde désertique ou encore de tout nouveaux mécanismes dans les maisons hantées ou les châteaux, cette fois on n’a plus l’impression de rejouer une énième fois au même jeu. De même, une dizaine de nouveaux ennemis font leur apparition, parmi lesquels le charismatique dendinard, transportant parfois le Super Gland, et surtout Carottin, vous défiant dans des courses-poursuite dans des niveaux déjà terminés.

Au niveau du gameplay par contre, c’est du connu et ce n’est pas plus mal. De un à quatre joueurs dirigent leur personnage avec la croix directionnelle de la télécommande Wii tenue à l’horizontale, sautent avec 2 et courent avec 1. Seule une nouvelle transformation – l’écureuil volant – est proposée, mais celle-ci se révèle plutôt intéressante. Elle permet en effet à Mario de planer doucement une fois un saut effectué, de s’accrocher aux murs un cours instant et, une fois pas vol, de réaliser un deuxième bond pour prendre un peu de hauteur. On retrouve bien sûr également les indémodables fleurs de feu, de glace, le mini champi, et l’étoile d’invincibilité.

Plutôt que les transformations, ce sont les Yoshi qui sont à l’honneur dans cet épisode. Les bébés Yoshi pour être précis. Selon leur couleur, ceux-ci mettent leur habilité à votre service. Les bébés Yoshi bleus crachent des bulles emprisonnant les ennemis, les roses gonflent comme un ballon et vous permettent de vous envoler haut dans le ciel, et les jaunes brillent dans le noir et vous aident donc à explorer les endroits sombres.

La durée de vie du titre est assez conséquente, et toute une série de défis vous sont proposés en dehors de l’aventure. Ils demandent aux joueurs chevronnés de battre des records de vitesse ou d’adresse, en terminant un niveau le plus rapidement possible, ou en évitant les pièces (plus difficile qu’on ne le pense), ou encore en évitant de poser le pied au sol ! Des idées plutôt bonnes et un niveau de difficulté croissant qui raviront les joueurs de tous niveaux.

Seul regret, l’utilisation peu inspirée du GamePad. Si l’on peut bien sûr l’utiliser comme simple manette ou même comme une console portable pour ne pas s’accaparer le téléviseur trop souvent, un joueur – souvent moins doué aux jeux vidéo – peut aussi s’en servir pour faciliter la tâche des autres participants en créant des plates-formes d’une simple pression sur l’écran tactile. Marrant au début, cette fonctionnalité finira sans aucun doute à lasser le joueur.

Très bonne surprise que cet épisode Wii U, après une série d’opus Mario en demi-teinte. Si l’on est bien loin de l’aspect novateur d’un Mario Galaxy, il faut reconnaitre que l’on a enfin l’impression de jouer à un nouveau jeu, grâce aux graphismes HD bien sûr, mais aussi à toutes ces petites nouveautés introduites qui, au final, rendent l’expérience agréable et toujours aussi fun à plusieurs. Le GamePad se montre en revanche peu utile mais à l’avantage de vous permettre de jouer au titre à tout moment ou presque. Le jeu multijoueurs indispensable de la console, en attendant Rayman Legends !