Actualité | Wii UAprès m’être attardé sur console Wii U lors de mes impressions exclusives à l’occasion du Post E3 Event organisé par Nintendo à Bruxelles, nous pouvons à présent passer aux jeux en eux-mêmes. Et c’est sur Nintendo Land que nous allons nous pencher cette fois.

Si vous avez lu mon ressenti sur le jeu à la suite de sa présentation à l’E3 dernier, vous savez que je ne portais pas ce nouveau soft dans mon coeur… jusqu’à maintenant. Car comme de nombreux journalistes, mon avis a radicalement changé après avoir essayé chacun des cinq mini-jeux présentés. Explications.

Le gameplay asymétrique, les représentants de Nintendo nous ont sorti cette formule obscure tellement de fois qu’on le compte plus. Et pourtant, rien de plus simple pour la comprendre, il suffit de faire une partie de Nintendo Land ! En deux mots, cinq personnes jouant à la même partie n’ont pas forcément tous la même vision du jeu. Le joueur tenant le GamePad possède en effet des informations ou des possibilités que n’ont pas les autres joueurs équipés de simples télécommandes Wii. En revanche, ceux-ci sont plus nombreux et peuvent coopérer pour surpasser ce handicap.

Luigi’s Ghost Mansion est sans aucun doute le mini-jeu qui illustre le mieux ce nouveau concept dans le jeu vidéo. Perdus dans un manoir hanté, quatre joueurs armés de leur lampe torche doivent s’unir pour vaincre un spectre rodant dans les couloirs. Seulement voilà, le spectre est tout simplement invisible et les joueurs ne pourront le repérer qu’à l’intensité des vibrations de leur télécommande. Par contre, le joueur équipé du GamePad et contrôlant le fantôme voit exactement la même chose que les autres joueurs, mais évidemment aussi le spectre. S’ils ne communiquent pas entre eux, les joueurs ont peu de chance de remporter la victoire. Il faudra donc coopérer en prévenant les autres lorsque le fantôme approche. Il est alors possible de l’encercler et d’allumer tous ensemble votre lampe torche. Luigi’s Ghost Mansion est clairement le mini-jeu le plus abouti de la série. On le prend en main immédiatement, les fous rires fusent et on se met à élaborer des stratégies pour vaincre le spectre. C’est ainsi que j’ai tour à tour défié, puis coopéré avec les autres journalistes présents sur place qui sont tous repartis le sourire aux lèvres.

Dans la même veine, Animal Crossing: Sweet Days demande à quatre joueurs de s’emparer d’un maximum de bonbons sans se faire repérer par les deux gardes rôdant dans le village. Ici aussi, la coopération est de mise, puisque certains arbres ne laissent tomber leurs trésors que si l’on est deux ou plus à activer l’interrupteur se trouvant auprès du tronc. Au plus vous avalez de bonbons, au moins vite vous vous déplacez et vous êtes donc à la merci des gardes. C’est bien sûr le joueur équipé du GamePad qui contrôle les deux gardes. Les diriger est d’ailleurs un peu déstabilisant au début puisque ce sont les deux sticks qui sont utilisés pour les diriger indépendamment. Ici aussi, on se prend vite au jeu de la coopération et le GamePad prouve une fois de plus son utilité.

Un brin moins convaincant, The Legend of Zelda: Battle Quest place les joueurs dans la peau de Link de couleurs différentes, s’unissant pour atteindre le temple. Tous sont armés d’une épée répondant au doigt et à l’oeil grâce à la télécommande Wii Plus, et le dernier joueur est équipé d’un arc. Si vous incarnez un épéiste, l’aventure n’a cependant rien de vraiment trépidant à mon gout, puisque les personnage avancent tout seul et il vous suffit de frapper les ennemis apparaissant pour avancer. Petites subtilités tout de même : il est possible de brandir votre bouclier pour parer les flèches que l’on vous enverrait, et certains ennemis ne peuvent être vaincus que dans un certains sens, comme c’était le cas dans Skyword Sword. Le rôle de l’archer est par contre plus intéressant. Celui-ci bénéficie en effet d’une vue à 360°, et il vous suffit de bouger le GamePad dans n’importe quelle direction pour vous en rendre compte. L’intérêt est que vous pouvez vaincre les ennemis les plus dangereux, comme les archers postés sur les tours de garde, de très loin. Quelques clins d’oeil sympathiques à la série originale sont également de la partie. Il vous faudra en effet frapper tous en même temps des interrupteurs placés ça et là pour ouvrir certaines portes.

Plus anecdotique, Donkey Kong’s Crash Course n’a vraiment d’intérêt qu’en solo et on en fait vite le tour. Il s’agit ni plus ni moins que d’un parcours que vous devrez faire franchir à un véhicule fragile en penchant votre GamePad. L’écran de celui-ci zoome sur votre véhicule, tandis que l’écran affiche le parcours complet. De même, Takamaru’s Ninja Castle vous demande d’envoyer des shuriken sur les ninjas apparaissant à l’écran en mimant réellement le geste sur l’écran tactile. La précision est excellente, mais on faire bien vite le tour du concept.

Au final, Nintendo Land se révèle bien plus agréable à jouer qu’escompté. Le concept de gameplay asymétrique est ici parfaitement exploité et la convivialité s’installe bien vite autour de l’écran de télé. Reste la question de l’intérêt du titre à long terme. Y aura-t-il plusieurs parcours dans Donkey Kong ? D’autres labyrinthes dans Luigi ? Sept autres mini-jeux doivent encore être dévoilés par Nintendo et leur qualité déterminera sans doute si le jeu mérite réellement une sortie boite, ou s’il ferait mieux d’être inclus en bundle avec la Wii U.

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