Dans ce nouvel article, découvrez ma critique complète de Mario Kart 7 sur Nintendo 3DS.

Ce n’est plus un secret pour personne, le catalogue de la Nintendo 3DS n’était jusqu’à présent pas bien impressionnant. Dans ces cas-là, c’est sur le père Mario que comptent les dirigeants de Nintendo pour raviver l’intérêt du public pour la console. Après Super Mario 3D Land, le voilà déjà de retour dans Mario Kart 7. Un chiffre porte-bonheur ?

Si Mario Kart DS avait mis tous les gamers d’accord en mettant la barre très haut, Mario Kart Wii se voulait plus ouvert et plus simple d’accès, notamment grâce au volant Wii Wheel. Ce Mario Kart 7 semble, lui, revenir aux sources de la série. Pourtant, visuellement, on est tout proche de l’épisode Wii, mais les 16 nouvelles courses apportent un véritable vent de fraicheur dans la série, leur gameplay différant souvent de ce que l’on a pu voir précédemment (on y reviendra). Les nouvelles techniques de conduite – la possibilité de planer dans les airs grâce au deltaplane ou de naviguer sous l’eau grâce à l’hélice –  n’y sont certainement pas étrangères. Ces deux nouvelles façons de conduire sont intégrées de façon vraiment intelligentes dans chacune des courses que cela devient un réflexe pour le joueur : foncez sur un tremplin au bord d’un précipice pour déployer automatiquement votre deltaplane et à vous ensuite de gérer votre trajectoire pour ne rencontrer aucun obstacle en route. De même, n’hésitez plus à plonger dans un trou sur la banquise, car vous pouvez désormais continuer la course sous l’eau ! Le jeu ne s’en trouve que plus diversifié au final et sans doute même plus riche que ses prédécesseurs.

Si les nouveaux circuits sont tous plus originaux les uns que les autres, leur structure même diffère de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. C’est notamment le cas des deux courses se déroulant sur l’île Wuhu, que l’on a déjà pu apercevoir dans des jeux comme Wii Fit ou Wii Sports Resort. Il ne faut en effet faire qu’un seul tour de piste pour les terminer, mais celles-ci se révèlent bien plus longues que les autres et renferment aussi plus de passages secrets. D’autres bonnes surprises sont de la partie, comme la très originale piste musicale, le déjanté galion de Wario ou la jungle tropicale, bel hommage à Donkey Kong Country Returns. Du côté des 16 classiques, la sélection est plutôt bonne, avec quelques indispensables comme le circuit Mario 2 (SNES), le paquebot de Daisy (GCN), le manoir de Luigi (DS) ou encore le supermarché Coco (Wii).

Du côté des nouveautés, on note l’arrivée de 3 nouveaux objets sympathiques mais qui ne bouleverseront pas le gameplay : le Fleur de feu (une variante des boules de feu de l’opus GameCube), la Super feuille faisant pousser une queue de tanuki à votre kart et permettant de repousser vos adversaires ou les objets qu’ils vous envoient, et enfin le très rare Atout 7, faisant cadeau de pas moins de 7 objets au chanceux qui l’obtient. On note par contre la disparition bienvenue (à mon sens du moins) des items nuages Zap (Wii) et bloc POW, mais aussi, et c’est moins compréhensible, du Mega champi et de la fausse boite à objet. Quant aux personnages, là aussi, on fait le tri, après un épisode Wii contenant de nombreux doublons, qui avaient néanmoins le mérite d’apporter un peu de variété aux courses. Exit donc les 4 bébés, Toadette, Paratroopa, Bowser Jr., Diddy Kong, Funky Kong, Roi Boo, Flora Piranha, Skelerex et même Waluigi ! En contrepartie, on a droit à quatre persos pas vraiment charismatiques, mais qui ont le mérite d’être originaux : Reine des abeilles, Métal Mario, Lakitu et Wiggler.

Pour le reste, c’est du Mario Kart comme on l’aime, avec un rééquilibrage parfait des courses (retour aux huit joueurs) et les modes de jeu que l’on connait si bien (du mode Grand Prix aux Batailles de ballons). Mais s’il y a bien un mode qui vous gardera occupé des heures et des heures durant, c’est le mode en ligne, qui revient plus solide et plus accessible que jamais. La connexion est effectuée de façon presqu’instantanée et vous pouvez vous mesurer immédiatement au monde entier ou simplement à vos amis. Les courses se déroulent sans aucun temps mort et sont aussi fluides qu’hors ligne ! Il est même possible de créer des communautés de joueurs, pour se mesurer aux membres de votre site préféré (Planète Nintendo par exemple). Que demander de plus ?

On attendait Mario Kart 7 au tournant (c’est le cas de le dire), on n’est pas déçus ! Le titre compile le meilleur de la série dans un épisode solide à l’équilibre parfait qui fera office de référence pendant longtemps. De nouvelles courses peaufinées à l’extrême et véritablement inédites, deux nouvelles façons de conduire loin d’être gadget, et surtout une véritable communauté en ligne très simple d’accès et sans temps mort. C’est sûr on ne peut pas reprocher grand chose à ce septième volet. On y rejouera encore dans trois ans !