Inutile d’aller jeter un œil à la note que j’ai attribuée au jeu : Pikmin 2 est un excellent jeu et ce n’est plus un secret pour personne. Et si vous avez eu la chance de posséder une console GameCube, il y a fort à parier que vous ayez joué à au moins l’un des deux épisodes. À présent, la question est de savoir si cette version Wii du jeu est faite pour vous, car il ne s’agit pas d’un remake, mais d’un simple portage adapté aux commandes particulières de la Wii et proposant également un mode 16/9.

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’y jouer, Pikmin 2 est bien la suite de Pikmin. Dans le premier épisode, Olimar, un capitaine haut de 3 cm tout de même, s’était écrasé sur une planète pour le moins étrange et sa combinaison ne lui octroyait plus que 30 jours de survie dans cet environnement hostile. Par chance, il fit la connaissance de petites créatures exceptionnelles qui, en groupe, étaient capables des exploits les plus incroyables. C’est ainsi que ces petites bêtes, qu’il surnomma Pikmin, parvinrent à rassembler les pièces manquantes de son vaisseau et à le renvoyer sur sa planète natale, Hokotate.

Malheureusement, Pikmin 2 commence de façon tout aussi dramatique, puisqu’Olimar découvre à son retour que son entreprise est sur le point de tomber en faillite. Il décide donc de retourner sur l’étrange planète bleue qu’il avait eu tant de mal à quitter, pour réunir un maximum de ces objets si bizarres qu’il avait entraperçus de ci de là, et qui semblent avoir une valeur inestimable, du moins aux yeux de ses créanciers. Cette fois, il a néanmoins eu le temps de s’organiser, et a choisi un vaisseau plus solide qui lui permettra de rester autant de temps qu’il le désire sans s’inquiéter du manque d’oxygène. Il embarque également avec lui son nouvel assistant, Louie, qui lui permettra de gagner du temps une fois sur place.

Une fois les commandes en mains, on est immédiatement en terrain connu. Si la maniabilité était déjà très bonne sur GameCube, on dirait qu’elle a été pensée pour la Wii. On dirige le(s) capitaine(s) avec le stick du Nunchuk et on lance des Pikmin le plus simplement du monde en pointant une direction et en appuyant sur A. Rapide et précis. Le bouton B est assigné au sifflet, pour rappeler vos troupes, et vous pouvez jongler entre les deux capitaines grâce au bouton Z. Voilà pour les bases.

Votre but cette fois n’est donc plus de retrouver des pièces éparpillées de votre vaisseau, mais bien de dénicher le plus de « trésors » possible – en fait des objets tout à fait courants pour nous – qui seront convertis en Pokos (la monnaie locale de Hokotate) à la fin de chaque jour d’exploration. L’avantage, en plus du temps d’exploration illimité qui vous est offert cette fois, c’est que vous pouvez décider d’aller où bon vous semble, dans la limite des types de Pikmin que vous avez en votre possession bien sûr. Avant de traverser une étendue d’eau, vous devrez ainsi avoir découvert les Pikmin bleus, qui pourront ensuite construire un pont pour leurs camarades moins à l’aise dans l’eau…

Et deux nouvelles espèces de Pikmin, rencontrées dans les grottes obscures de la planète, viendront vous prêter main forte cette fois. Car la surface ne sera pas la seule zone de jeu à explorer : des entrées menant vers des grottes sont ainsi dissimulées un peu partout et renferment bien souvent des trésors à la valeur encore plus importante que ceux trouvés sur le sol. Seul bémol, les lieux sont infestés de monstres, et un boss veille souvent jalousement sur son bien. C’est donc dans cet enfer que vous ferez la connaissance de deux types de Pikmin qui n’étaient pas habitués à la lumière du jour : les Pikmin blancs, dotés d’un puissant poison, peuvent infliger de gros dégâts à un monstre qui aurait la mauvaise idée de les dévorer. Les Pikmin violets, eux, pèsent dix fois plus lourd que leurs congénères et peuvent également porter des charges énormes. De nouvelles possibilités s’ouvrent à vous avec ces deux espèces inédites !

Pour le reste, c’est du Pikmin comme on l’aime, avec une atmosphère inimitable – les décors repris du premier épisode ont évolué au fil des saisons et sont méconnaissables –, une stratégie encore plus poussée – un capitaine peut s’occuper d’un ennemi coriace d’un côté pendant que l’autre supervise des Pikmin construisant un pont –, et une ambiance sonore et un humour toujours aussi agréables. Un mode multijoueurs est même de la partie pour prolonger le plaisir.

Pikmin 2 est un excellent jeu, c’est indéniable. Cependant, comme son ainé, on ne saurait le conseiller qu’à ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de le tester sur GameCube. Les autres découvriront le même jeu, toujours aussi plaisant, mais sans aucune nouveauté justifiant son achat. Vivement un troisième opus inédit !

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