Hier, 26 février 2011, était le coup d’envoi de la campagne Discover Nintendo 3DS en Belgique. Et pour cette première, Nintendo n’avait pas fait les choses à moitié, en choisissant un lieu prestigieux pour cet évènement : le Spirito Martini à Bruxelles, une ancienne église transfomée récemment en boite de nuit branchée ! Invité en tant que VIP, je ne me suis pas privé pour y faire une petite descente. Et il faut reconnaitre que tout avait été préparé avec soin : les VIP disposaient ainsi d’un espace entier qui leur était réservé, avec boissons et petits fours à volonté, hôtesses aux petits soins et surtout un nombre de consoles idéal pour ne pas devoir attendre.

Premier contact

La console

Il faut l’avouer, la console est vraiment jolie. La finition brillante est du plus bel effet et chaque détail a été pensé, à commencer par le fameux slide pad, ce petit stick multidirectionnel, une première sur les consoles portables de la marque. Ce dernier se révèle très confortable, précis et, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, très solide. Les boutons A, B, X et Y sont identiques à ceux de la Nintendo DSi, de même pour les gâchettes L et R, que vos doigts trouveront sans problème. Idéalement placé, le bouton HOME permet d’une simple pression d’interrompre votre partie en cours pour revenir au menu de la console. En revanche, je n’ai que peu utilisé la croix directionnelle. Une chance, car je l’ai trouvée un peu plus difficile d’accès. Avec le slide pad, on gagne vraiment au change. Globalement, la prise en main est donc proche de ce que l’on connaissait avec les Nintendo DS Lite et DSi. Niveau couleur, c’est le bleu lagon qui m’a le plus plu, assez classe à côté du noir cosmos plus sobre mais moins original. Après, les goûts et les couleurs…

L’écran

Graphiquement tout d’abord, c’est une grosse claque par rapport aux premières Nintendo DS. On est même un bon cran au-dessus de la Wii. Les décors et personnages sont étonnamment nets et précis, les animations sont d’une fluidité exemplaires et la taille de l’écran supérieur, plus large, est idéale pour apprécier pleinement les jeux. Mais qu’en est-il de la 3D, puisque c’est quand même le principal attrait de cette nouvelle portable. Là encore, très grosse impression, bien que certains jeux semblent faire mieux que d’autres. On le savait, il s’agit essentiellement d’une 3D de profondeur plus que de relief, ce qui a pour effet de vous faire littéralement plonger dans l’action, comme si l’écran s’était soudainement transformé en fenêtre sur le jeu. À noter cependant : il faudra se tenir constamment bien en face de sa console pour ne pas perdre l’effet 3D. Un peu déroutant au début c’est vrai, d’autant plus que les personnes aux alentours peuvent alors difficilement suivre l’action de côté, mais l’on trouve rapidement l’angle idéal. Le curseur 3D, situé à droite de l’écran, se révèle indispensable puisqu’il permet d’ajuster le niveau de l’effet 3D à votre vue, ou carrément de repasser en deux dimensions.

Les applications préinstallées

Tout un tas d’applications rigolotes sont déjà incluses sur la console et j’ai pu m’y frotter lors de cet évènement.

La réalité augmentée est sans doute la plus impressionnante des applications. Posez une carte spéciale prévue à cet effet sur la table et ciblez-la avec votre console pour lancer un mini-jeu. Dans le cas de la carte « ? », il s’agit d’un jeu de tir. L’originalité, c’est que tout se passe sur la table – bien réelle – qui est en face de vous. Des blocs jaunes commencent soudainement à pousser et c’est à vous de les renverser. Pour ce faire, il vous faut vous déplacer, console en main, autour de la carte pour dénicher les cibles. Le décor évolue petit à petit, creusant au passage un énorme trou dans la table, jusqu’au boss final, un dragon que vous devrez exterminer en tirant sur chacun de ses points faibles. Baissez-vous, levez la console, passez sur la droite… on se fait vite remarquer ! Et il ne s’agissait là que de l’une des six cartes incluses avec la console. Ca promet !

La guerre des têtes était une autre application basée sur le même principe, mais fonctionnant sans carte. La console prend tout d’abord une petite photo de votre visage, qui sera utilisé dans le jeu. Il vous faut alors tirer sur des vaisseaux spaciaux à votre effigie. Là encore, c’est toute la pièce qui devient votre terrain de jeu puisque les OVNI se déplacent rapidement à gauche, à droite et au plafond. Le logiciel va jusqu’à générer des expressions faciales et vous verrez ainsi votre visage hurlant de douleur ou au contraire ricanant bêtement ! Plus qu’un simple petit jeu, La guerre des têtes proposait même plusieurs niveau à la difficulté croissante, et un classement des scores à échanger via StreetPass.

Plutôt sympa également, l’appareil photo 3D permettait de prendre des photos… en 3D de vos amis, tandis que l’éditeur Mii proposait de les transformer en Mii pour un résultat… pas si ressemblant que ça ! Toutes les fonctionnalités de création manuelle sont heureusement toujours là pour retravailler votre avatar.

Les jeux

The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D ! Eh oui, on commence par du lourd avec le renouveau de cet épisode très apprécié de la grande saga. Autant le dire tout de suite, graphiquement, cela n’a plus rien à voir avec l’épisode original. Les traits de Link sont d’une finesse incroyable, les textures sont superbes, et la fluidité des animations impressionnante. L’effet 3D n’est peut-être pas indispensable à ce type de jeu, mais apporte une profondeur de champ fort appréciable et permet d’apprécier les distances encore plus précisément. Link répond au quart de tour grâce au slide pad qui décidément fait des merveilles. On peut même le pousser délicatement pour faire marcher Link, puis l’incliner à fond pour le faire courir. Le plan et l’inventaire sont affichés sur l’écran tactile et les objets sont ainsi accessibles immédiatement. Si l’épée est toujours attribuée au bouton B et que l’on locke un ennemi avec L, certaines armes bénéficient du capteur gyroscopique intégré à la machine. C’est le cas du lance-pierre qui, une fois activé, vous oblige à bouger réellement la console pour viser. Tout se fait de manière extrêmement fluide, encore un bon point pour l’immersion.

Pilotwings Resort nous proposait quant à lui de redécouvrir l’île Wuhu, bien connue des utilisateurs de Wii Fit Plus et Wii Sports Resort. Plusieurs véhicules au styles de pilotage différents étaient ainsi disponibles. Très accessible, il suffisait par exemple pour contrôler l’avion, de pousser le slide pad vers le haut pour faire piquer l’avion, et vers le bas, pour le faire monter. Le bouton A permettait quant à lui de lancer des accélérations. Des missions simples étaient disponibles dans cette démo, et il s’agissait donc de passer dans des anneaux placés  sur votre trajet. Mais c’est lors du mode « Vol libre » que j’ai pu réellement apprécier la finesse des détails et la beauté des décors. La 3D est ici un vrai plus et nous permet par exemple d’admirer le volcan de l’île comme si l’on y était, le tout sous un magnifique coucher de soleil.

nintendogs + cats nous offrait lui la possibilité de retrouver nos petites bêbêtes préférées dans un nouvel épisode. J’ai pour ma part été réellement déçu, peut-être parce que la démo était vraiment peu fournie (et toujours en japonais…). Certes, encore une fois, le design est vraiment réussi, les chiens semblent bien plus réels qu’auparavant, avec une fourure bien fournie, un oeil brillant, des animations très réalistes, mais côté nouveautés, on pourra repasser, puisque l’on retrouve exactement le même genre d’objets et donc les mêmes gestes à faire. De même, si la 3D est un plus appréciable lorsque le chiot vient vous lécher le visage à travers l’écran, on ne le caresse plus directement puisqu’il se trouve désormais sur l’écran supérieur…

Un jeu que je n’attendais pas vraiment mais qui m’a agréablement surpris. Plusieurs modes de jeu étaient disponibles, à commencer par le mode périscope qui utilisait à la perfection la détection de mouvement de la console. À vous de repérer les navires ennemis en tournant sur vous-même comme si l’écran était votre viseur (évitez d’y jouer dans le métro donc !), puis de lâcher des torpilles sur vos assaillants. Évidemment, évitez les ripostes, en actionnant une manette sur l’écran tactile pour vous immerger. Vous êtes touché ? Alors colmatez la fuite au plus vite avec votre doigt sur l’écran. Plutôt rigolo, l’intérêt sur le long terme a l’air discutable en revanche. Surtout que le mode de jeu où l’on dirige le sous-marin en défilement horizontal était nettement moins drôle. À voir, donc.

N’y allons pas par quatre chemins, c’est clairement le jeu qui m’a le plus emballé, et sans doute le plus prometteur du catalogue. Graphiquement parlant, c’est juste sublime. L’action non stop est d’une fluidité exceptionnelle, et là, c’est sûr, sans la 3D, cela n’aurait pas été pareil. Lors des séquences de shoot, on bénéficie non seulement d’une vision au loin très précise mais on a également l’impression de voir ressortir les tirs des ennemis de l’écran et l’on se surprend presque à les éviter dans la réalité ! Pit se contrôle avec précision autant dans les airs que sur la terre ferme et globalement, on sent le travail qui a été effectué sur le titre. Après 20 ans d’absence, on devait bien ça à la série.

Pas fan des jeux de baston, j’ai trouvé Super Street Fighter IV: 3D Edition plutôt sympathique. Visuellement impressionnant, la 3D n’apporte pas de réel plus au titre, les combats se déroulant en deux dimensions (un mode dynamique permet néanmoins d’apprécier un peu plus l’effet). La maniabilité est par contre efficace et l’écran tactile permet de lâcher des coups très rapidement. Une bonne alternative portable à l’épisode 360/PS3 donc, sachant que toutes les options ayant fait le succès du jeu semblent bien reprises.

Là encore, n’étant pas vraiment branché jeux de foot, je n’ai pas été transporté par l’expérience PES 2011 3D. Le jeu est plutôt soigné, sans casser des briques néanmoins, et la 3D n’est réellement utile que lors des coups francs par exemple, lorsque la caméa se place derrière le joueur. Clairement pas le jeu à acheter en priorité pour moi.

À noter, la présences de consoles affichant des démos non jouables de Mario Kart, Paper Mario, ou encore Star Fox. Petit coup de coeur pour Paper Mario qui exploitera sans aucun doute la 3D à la perfection, mais impossible de juger les autres titres évidemment.

Au final, je ressors entièrement convaincu par ce nouveau tournant que prend Nintendo avec sa 3DS. Tous les aspects de la console ont été pensés et repensés autant à l’extérieur – avec une finition superbe et un slide pad qui deviendra vite indispensable – qu’à l’intérieur, avec une kyrielle de logiciels et d’applications encore jamais vues, toutes incluses dans la console au lancement. Côté jeux, c’est clairement prometteur, mais on regrette que les deux plus grands jeux – Kid Icarus et Zelda – n’arriveront pas avant plusieurs mois. On pourra toujours se consoler avec Pilotwings Resort, Steel Diver, ou encore Street Fighter IV. La console semble en tout cas promise à un bel avenir.