Dans ce nouvel article, découvrez mes impressions après une heure avec Golden Sun: Obscure Aurore sur Nintendo DS.

Avant toute chose, je dois vous avouer que Golden Sun, le premier sur Game Boy Advance, n’est rien d’autre que mon jeu préféré, toutes consoles confondues ! Imaginez donc ma joie lorsque Golden Sun: Obscure Aurore a été annoncé à l’E3 2009, mes aussi mes craintes. Sept ans après avoir terminé le deuxième épisode de cette série mythique, me voilà prêt à plonger dans le monde de Weyard une nouvelle fois. Verdict.

Le jeu s’ouvre sur un écran-titre superbe, porté par la musique principale du premier opus, légèrement remaniée pour l’occasion. Voilà qui est prometteur. L’interface est soignée, et une introduction se lance alors, récapitulant les importants évènements relatés dans Golden Sun et Golden Sun: L’âge perdu. C’est long, mais indispensables pour se rafraichir la mémoire, et surtout ne pas perdre les néophytes dès le début. D’ailleurs, toujours dans cette optique, une encyclopédie extrêmement fournie est intégrée au jeu, et s’enrichit au fur et à mesure des dialogues. Il vous suffit de sélectionner un mot mis en évidence dans le texte pour ajouter son entrée dans l’encyclopédie. Vraiment pratique.

L’aventure peut enfin commencer, et l’on retrouve d’emblée Vlad, trente ans plus vieux, et son fils Matt, désormais le vrai héros de cette épopée. Le monde se reconstruit visiblement peu à peu, mais le village de Val est méconnaissable. Il en ira de même pour tous les villages que vous visiterez, les continents ayant beaucoup bougé en trente ans, et les civilisations ayant évolué. Même les habitués auront donc un peu de mal à reconnaitre leurs lieux préférés, mais auront en contrepartie le plaisir de la découverte. Nouvelle console oblige, les graphismes ont d’ailleurs également été mis à jour. Plus cartoon, le design général demandera aux habitués un petit temps d’adaptation, tant le graphisme 2D des versions GBA était une réussite, mais la patte si particulière de Golden Sun est bel et bien conservée et c’est bien là le principal.

Ce qui n’a pas changé, en revanche, ce sont les combats. Dans le fond le tout cas, puisque dans la forme, nous avons désormais droit à un graphisme et une animation tout en 3D. Très dynamiques, les combats sont un véritable régal pour les yeux. Si les effets spéciaux des pouvoirs de nos héros sont vraiment mis en valeur, ce sont surtout les invocations à base de Djinn – affichées sur les deux écrans de la console – qui en mettent plein la vue. C’est bien simple, on a rarement vu aussi beau sur Nintendo DS. Une véritable prouesse, que les captures d’écran ci-dessous ne parviennent évidemment pas à restituer.

Autre héritage des deux premiers titres, les dialogues restent hélas toujours aussi longs, les personnages prenant apparemment un malin plaisir à parler pour ne rien dire. Est-il vraiment nécessaire de discuter plusieurs minutes pour décider que Matt sera le chef de cette expédition ? Ou de perdre tant de temps alors que Terry s’est écrasé dans une dangereuse forêt ? En outre, le scénario ne commence pas vraiment selon les canons du genre, puisqu’à première vue, pas de monde à sauver, mais juste… une plume à récupérer ! Voilà qui n’est pas très motivant. Heureusement, les évènements vont s’enchainer pour donner un véritable sens à cette épopée. Le monde est à nouveau en sursis, alors que d’anciens ennemis de Vlad semblent vouloir se venger. À vous d’en apprendre plus au fil de vos pérégrinations, et de déjouer leurs plans, cela va de soi. Le décor est planté !

Les particularités uniques des épisodes originaux sont à nouveau intégrées à ce nouveau titre, à commencer par la Psynergie, ces pouvoirs magiques à base d’éléments que possèdent vos héros. En plus de servir en combat, la Psynergie vous permettra surtout de résoudre bon nombre de casse-tête, la pierre angulaire du jeu. Faire pousser du lierre pour grimper aux falaises, déplacer des piliers gênants, allumer le feu (…), ou déclencher des mécanismes grâce au vent, voici quelques exemples, parmi bien d’autres, de l’utilisation de la Psynergie. La quête aux Djinn est elle aussi toujours d’actualité, avec 72 créatures à dénicher pour augmenter vos pouvoirs et découvrir de nouvelles Psynergies. Petit bémol pour le coup : certains Djinn que vous auriez malencontreusement manqués ne peuvent plus être récupérés par la suite. Les amateurs du 100 % risquent de grincer les dents… et les autres aussi d’ailleurs. 

VERDICT : 8/10 — Retour réussi pour Golden Sun, malgré quelques imperfections héritées de ses grands frères, comme les dialogues un peu longs. Si la première heure peut laisser de marbre (beaucoup de rappels… néanmoins nécessaires pour tout le monde, une grande quête pour… une plume ?), on se laisse vite aspirer dans cet univers si particulier, plus profond qu’il n’y parait, et toujours porté par des graphismes enchanteurs, des combats dynamiques à souhait, un scénario travaillé, et une musique peut-être un peu moins inspirée qu’à l’accoutumée. Les amateurs de RPG ne passeront pas à côté !