Bienvenue dans ce nouveau numéro de « Une heure avec… », cette fois dédié à Little King’s Story sur Wii.Ne vous fiez pas à sa jaquette rose bonbon, Little King’s Story est bel et bien un jeu destiné aux gamers, à ceux qui aiment la stratégie, l’aventure ou la gestion, à ceux qui ne jurent pas que par les graphismes HD mais qui les préfèrent pleins de charmes un point c’est tout et à tout ceux qui trouvent que le jeu vidéo, c’est aussi ne pas se prendre au sérieux. C’est tout ça Little King’s Story !

 

Il faut que je vous l’avoue, ce n’est pas une heure mais bien trois que j’ai passé avec Little King’s Story avant de rédiger ces lignes. La preuve que quand on accroche au concept, on ne voit plus les heures défiler. Et pourtant, le titre ne paie pas de mine à première vue, avec ses petits personnages ressemblant plus à des poupées de chiffons qu’à de vrais héros. Non, si l’on accroche à Little King’s Story, c’est pour son univers volontairement naïf et sa mise en scène parodique hilarante.

Mais en quoi consiste réellement ce titre me demanderez-vous ? A vrai dire, il emprunte de nombreux éléments de gameplay à plusieurs références du jeu vidéo et tente le pari de les sublimer et de les intégrer à un ensemble tout à fait cohérent. Et on peut dire que c’est réussi ! Impossible de ne pas le voir, le jeu fonctionne avant tout sur le principe d’un Pikmin : le jeune roi que vous incarnez se voit confier pour mission de réunifier le monde (rien que ça) et pour ce faire devra conquérir les royaumes limitrophes. Avant de partir à la conquête du monde, le roi devra se créer une petite armée qui l’accompagnera de la même façon que les Pikmin accompagnaient Olimar. Et il ne s’agit pourtant que l’une des facettes du jeu…

À côté de cette quête de longue haleine, le petit roi devra faire prospérer son propre royaume. En construisant des habitations supplémentaires, de nouveaux autochtones viendront gonfler les rangs de vos sujets. Ceux-ci sont dans un premier temps inutiles. C’est à vous qu’il appartient de leur choisir un métier. Soldats, paysans, bûcherons, les métiers disponibles dépendent également des ateliers que vous aurez bien voulu construire dans le royaume. Chaque corps de métier vous permet de vous enfoncer plus profondément dans des zones jusque là inaccessibles, et d’aller à la rencontre des grands méchants qui règnent sur les parcelles que vous convoitez ! La vie de roi n’est décidément pas de tout repos, surtout quand on voit le nombre de choses auxquelles il faut penser pour gérer au mieux son royaume et satisfaire pleinement les citoyens.

Du côté de la maniabilité, tout n’est cependant pas rose, et il faut un peu de temps pour bien viser l’endroit où l’on souhaite envoyer ses sbires. Contrairement à Pikmin, Little King’s Story a choisi de ne pas utiliser de curseur mais une simple ligne pointillée que l’on ne peut orienter qu’avec le stick du Nunchuk. Le viseur de la télécommande n’est en effet jamais utilisé, bizarrement. Quelques petits points noirs donc, que l’on a tôt fait d’oublier après deux heures aux commandes du titre.

Enfin, comment ne pas évoquer l’excellente bande-son du jeu. La grosse majorité des morceaux que vous entendrez durant vos pérégrinations ne vous sera certainement pas inconnus, à commencer par la musique de l’écran-titre, qui rappellera sans doute quelques souvenirs aux Belges mais pour d’autres raisons, ou encore le Boléro de Ravel, à écouter dans tout le royaume ! Ces mélodies viennent encore renforcer l’ambiance très théâtrale du jeu et constituent véritablement l’un des gros points positifs du jeu.

VERDICT : 9/10 — OVNI sorti de nulle part, Little King’s Story est un titre à posséder absolument par tous les fans de jeux un peu bizarres mais qui proposent un vrai univers et une expérience pour le moins originale. Vous avez adoré Pikmin, Chibi-Robo!, Animal Crossing, Harvest Moon, Final Fantasy Crystal Chronicles: My Life as a King, … ? Ne réfléchissez pas plus longtemps, et foncez sur Little King’s Story, un diamant brut qui aurait mérité plus d’attention !